Préparer sa maison pour l'hiver : par quoi commencer

Tout ce qui protège une maison de l'hiver se prépare à la fin de l'été. Ce n'est pas une question de zèle : en novembre, les artisans concernés sont déjà pris pour plusieurs semaines.

Par la rédaction — vérifié le 08/09/2026

Septembre : ce qui se réserve

Deux rendez-vous sont à prendre maintenant, parce qu\'ils deviennent difficiles à obtenir dès la mi-octobre.

Le ramonage d\'abord, obligatoire au moins une fois tous les douze mois, avec remise d\'une attestation. Réservé en septembre, il se fait au tarif normal et laisse le temps de traiter ce que la visite révélerait. Réservé en novembre, il se paie parfois en supplément d\'urgence et s\'obtient dans plusieurs semaines. Ce que l\'attestation doit contenir est détaillé dans notre guide dédié.

L\'entretien de l\'appareil de chauffage ensuite : annuel pour une chaudière, au moins tous les deux ans pour une pompe à chaleur ou une climatisation réversible de 4 à 70 kW. Là encore, une panne détectée en septembre se répare sans urgence ; la même panne découverte au premier froid se répare au prix de l\'urgence, si tant est qu\'on trouve quelqu\'un.

Octobre : le tour du propriétaire

Cette étape ne coûte rien et se fait seul, un après-midi sec.

Les gouttières. Vidées après la chute des feuilles, contrôlées sous la pluie : une gouttière qui déborde en son milieu a perdu sa pente ou est bouchée. C\'est la première cause de mur humide en hiver, et l\'un des rares travaux où l\'entretien évite vraiment la réparation.

La toiture, depuis le sol. Avec des jumelles ou l\'appareil photo du téléphone : tuiles déplacées ou cassées, faîtage qui ondule, mortier qui s\'effrite, mousse épaisse dans les recouvrements. Ce qui se voit d\'en bas suffit à décider s\'il faut faire monter quelqu\'un.

Les combles. Une lampe, dix minutes : traces sombres sur le bois, isolant tassé ou taché, lumière du jour visible. C\'est là qu\'une fuite se voit des mois avant d\'apparaître au plafond.

Les abords. Branches qui frottent la couverture ou surplombent le toit, regards d\'évacuation obstrués, grilles de ventilation basses encombrées.

Novembre : les gestes de dernière minute

Purger les robinets extérieurs et vider les tuyaux d\'arrosage avant les premières gelées. Vidanger ou protéger le récupérateur d\'eau de pluie. Vérifier que les entrées d\'air des pièces de vie ne sont pas obstruées — le calfeutrage excessif est la cause la plus banale de condensation et de moisissures hivernales.

Contrôler les détecteurs de fumée, qui sont obligatoires : un appui sur le bouton test, et le remplacement de la pile si le signal est faible. C\'est la période de l\'année où le risque d\'incendie domestique est le plus élevé.

Et si vous chauffez au bois : rentrer le combustible sous abri ventilé. Le bois humide est la cause première du bistre, ce dépôt vitreux qui rend le conduit inflammable et le ramonage plus cher — il impose alors un passage rotatif, voire un débistrage.

Ce qui ne s\'improvise pas

Trois choses ne doivent pas figurer sur une liste de tâches personnelles.

Monter sur le toit. Une toiture humide ou froide est glissante, les tuiles cassent sous le poids, et les chutes de toiture comptent parmi les accidents domestiques les plus graves. Tout ce qui doit être vu depuis le toit relève d\'un professionnel équipé.

Ramoner soi-même pour être en règle. Un hérisson passé soi-même nettoie, mais ne produit aucune attestation — or c\'est le document qui compte face à l\'assureur.

Bricoler un appareil de chauffage. Un brûleur déréglé, une combustion incomplète et une ventilation insuffisante forment le trio classique de l\'intoxication au monoxyde de carbone, un gaz sans odeur dont les premiers symptômes ressemblent à une grippe.

Le calendrier condensé

Fin août à septembre : réserver le ramonage et l\'entretien du chauffage ; faire contrôler une toiture ancienne ; traiter la mousse si elle gêne l\'écoulement.

Octobre : vider les gouttières après la chute des feuilles ; inspecter les combles ; tailler les branches surplombantes ; contrôler la couverture depuis le sol.

Novembre : purger l\'extérieur ; vérifier les détecteurs de fumée et les entrées d\'air ; rentrer le bois ; conserver les attestations d\'entretien avec le contrat d\'assurance.

Toute la saison : après chaque épisode de vent fort, un regard depuis le sol sur la toiture et les gouttières. Une tuile déplacée repérée en décembre coûte une intervention ; la même découverte en mars par une tache au plafond coûte un plafond.

Pour aller plus loin

Nos guides détaillent chacun de ces points : que faire devant une fuite, quand la mousse justifie une intervention, ce que la loi impose pour une pompe à chaleur. Et pour trouver un professionnel près de chez vous, l\'annuaire recense couvreurs, ramoneurs et chauffagistes par département.

Questions fréquentes

Par quoi commencer si je n'ai le temps que d'une chose ?

Le ramonage, parce qu'il est obligatoire, que son absence est opposable par l'assurance, et que les délais explosent dès les premiers froids. Si vous ne chauffez pas au bois : l'entretien de l'appareil de chauffage, pour la même raison de délai.

Quand est-il trop tard ?

Rien n'est jamais trop tard, mais à partir de la mi-octobre, comptez plusieurs semaines d'attente pour un ramoneur ou un chauffagiste, et davantage pour un couvreur après le premier coup de vent. Les interventions obtenues rapidement en pleine saison le sont souvent au tarif d'urgence.

Faut-il vider ses canalisations extérieures ?

Oui pour les robinets extérieurs, les tuyaux d'arrosage et les récupérateurs d'eau, avant les premières gelées : l'eau qui gèle dans un tuyau le fend, et le dégât ne se découvre qu'au printemps suivant, quand on rouvre le robinet.

Un contrôle de toiture chaque année est-il nécessaire ?

Une observation depuis le sol, oui, elle prend cinq minutes. Une visite de couvreur tous les deux ou trois ans suffit sur une toiture en bon état, davantage si elle est ancienne, exposée ou surplombée d'arbres.

Autres guides

Fuite de toiture : qui appeler et que faire en urgence · Mousse sur le toit : faut-il vraiment démousser ? · Ramonage obligatoire : la règle et l'attestation · Entretien de pompe à chaleur : ce qui est obligatoire · Aides à la rénovation de toiture en 2026

Sources : Décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 (ramonage) · Décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020 (systèmes thermodynamiques) — page vérifiée le 08/09/2026.